La france d’ en bas

A écouter le nouveau pouvoir en place, il y a quelques années, on pouvait penser que celui ci allait s’occuper de "la france d’ en bas". Enfin, c’ est ce qu’il disait ! Replacons nous dans le contexte : plus de 80 % de français ont voté Chirac ! Score digne d’ un dictateur africain. Mais bon après le 21 avril 2002, nombre de gens ont voté contre le candidat d’ extrême droite.

De plus, pour ne rien arranger à la situation, on sortait de 2 ans de cohabitation où l immobilisme était de mise.

Bref, après avoir été élu à la présidentielle, le parlement entier est passé à droite. Personnellement, je ne me suis pas encore remis d’avoir voté Chirac :-(

Quelques slogans étaient dans la bouche de tous les politiciens de droite :

- C’est la faute aux socialistes - La priorité à l’ économie - C’est la faute aux 35 Heures - C’ est la faute aux socialistes (Quoi on l’a déjà dit ?)

Bon la on peut se dire on est bien dans un gouvernement de droite. La preuve en était que peu après, l’ orientation du budget donnait la priorité à l’armée et à la police et diminuait sensiblement les budgets de la santé et de l’éducation nationale. Un gouvernement de droite comme on les aime...

L’une des premières actions fût de dire que la "france d’en bas" a trop d’ impôts. Il faut les baisser pour réduire la "fracture sociale" (termes chers à notre président) .Bon au résultat, est ce que soit disante baisse des impôts à profité au peuple ? Non je ne pense pas. En revanche, celle-ci a profité à la même tranche de la population que celle qui a profité de la baisse de l’impôt sur la fortune - ISF. Bref, les baisses successives de l’imposition n’a pas profité à l’économie car l’argent économisé n’a profité qu’ à l’ épargne.

Mais bon, chaque année, notre représentant Nescafé ( ou Jacques Vabre ou la vache qui rit ; à vous de choisir) national nous assène la même rengaine : La croissance va arriver pour l’ année prochaine blah blah blah. Mais celle-ci, si elle existe ne profitera qu’ à ses amis conseillers d’administration, membres du MEDEF. Elle ne profitera sans doute pas aux 116000 chômeurs privés de leurs droits début 2004, ni ceux des entreprises qui délocalisent leurs activités - On en revient aux 35 H. Et puis si on peut passer une loi le week-end en douce, loin des médias qui sont pourtant devenus d état, pourquoi s’ en priver ? Le projet de modification du droit du licenciement (2004) est, à mon humble avis le meilleur exemple.

Ce qui est assez caractéristique de notre gouvernance, c’est le dédain et le populisme avec lequel il agit sans scrupules avec nous. Les nombreux avis de KO social et le ras de marée contestataire aux élections régionales et européennes de 2004 n’y ont rien fait. Les nombreuses manifestations n’ y ont rien fait. Si il pouvait y avoir un leitmotiv a la politique actuelle, ce serait sans consteste : J’ y suis, j’ y reste !

Notre cher président a bien compris cette fois, il ne se risquera pas à dissoudre l’assemblée une nouvelle fois.

Pour finir sur cette allégorie de "la france d’en bas", je voudrais simplement vous demander : Est ce que vous y avez cru ? Moi non...